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PPAM • Une solution pour le liseron

Contexte de l’entreprise :

Florian a d’abord travaillé dans une entreprise semencière en tant que technicien en sélection de semence, puis comme technicien au sein d’une coopérative spécialisée en PPAM. Depuis huit ans, il travaille chez Extraits d’Anjou, où il occupe aujourd’hui le poste de responsable agronomique.

L’entreprise est spécialisée depuis plus de cinquante ans dans la production et la transformation d’artichaut. Elle dispose de son propre laboratoire de transformation et produit principalement des extraits végétaux destinés à différents marchés. Le savoir-faire interne repose en grande partie sur l’autonomie technique : l’entreprise dispose notamment d’un soudeur, d’un électricien et d’un mécanicien agricole.

L’exploitation cultive 300 ha, dont près de 250 ha d’artichaut. D’autres espèces sont également produites : mélisse, échinacée, eschscholtzia, roquette ou encore valériane. Les inter-rangs varient selon les cultures : 50 cm pour la mélisse et l’échinacée, 75 cm pour l’artichaut, tandis que l’eschscholtzia est implantée en plein.

Les sols sont très diversifiés. Environ 75 % des surfaces sont constituées de sols argilo-calcaires profonds à pH neutre à basique. Le reste correspond à des terres plus légères, de type limono-argileux. Une dizaine d’hectares est conduite en agriculture biologique.

La gestion des adventices constitue un enjeu majeur dans les rotations. Les cultures sont généralement intégrées dans des rotations associant blé, maïs et plantes médicinales. L’entreprise privilégie le désherbage mécanique et se refuse au désherbage manuel.

Chez Extraits d’Anjou, l’autoconstruction fait partie de la culture d’entreprise. De nombreux équipements sont conçus ou adaptés en interne afin de répondre à des problématiques spécifiques rencontrées sur les cultures. Problème rencontré :

Le liseron constitue une adventice particulièrement problématique sur environ 5 ha des cultures d’artichaut. Lors des passages d’outils à dents classiques, les tiges s’enroulent autour des éléments travaillants et forment rapidement des bourrages. Les opérateurs doivent alors s’arrêter fréquemment pour nettoyer l’outil.

Cette difficulté présente durant la première année de culture.

Solution mise en place :

Pour répondre à cette problématique, Florian et son équipe ont conçu il y a environ six ans un outil spécifique associant des disques de cover-crop et des dents de binage.

Plusieurs configurations ont été testées avant d’aboutir à la version actuelle. Les premiers montages provoquaient des bourrages ou des déplacements latéraux de l’outil. Après différents essais, les éléments ont été repositionnés afin d’obtenir un fonctionnement plus stable et plus efficace sur le liseron.

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Principe de fonctionnement :

Les disques de cover-crop viennent trancher le liseron présent dans l’inter-rang. Les disques sont disposés en quinconce afin d’équilibrer les efforts.

Derrière les disques, une seule dent droite complète le travail de scalpage. Ce choix résulte de plusieurs essais : avec plusieurs dents ou des socs larges, le liseron avait tendance à s’accumuler et à provoquer des bourrages. À l’inverse, une dent droite unique laisse la végétation s’évacuer progressivement de chaque côté, ce qui limite fortement les risques de blocage.

L’objectif est de couper et scalper le liseron suffisamment tôt dans la saison (en mai, lorsque artichaut est semé) afin de limiter sa concurrence avec l’artichaut. Après ce premier passage, les interventions suivantes deviennent beaucoup plus faciles.

Caractéristiques :

Largeur de travail : 4 inter-rangs de 75 cm

Coût : environ 2 500 € sans les modifications

Vitesse de travail : environ 10 km/h

Puissance nécessaire : 120 ch

Retours :Le travail est rapide grâce à une vitesse d’avancement élevée.Les disques limitent fortement les phénomènes de bourrage observés avec les outils à dents classiques.L’action de scalpage permet de réduire efficacement la présence du liseron dans les inter-rangs.Points de vigilance :Dans certaines situations, deux passages peuvent être nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant.La qualité du travail dépend fortement du conducteur et de sa capacité à maintenir un guidage précis.Le réglage de la hauteur des dents est assez technique. Pour pouvoir le régler, o=il faut soit être à deux, soit conduire le tracteur dans un fossé pour sur-élever le support des dents

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Autres machines de Florian :

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Statistiques : Publié par Clara.d — 25 juin 2026, 16:40