PPAM • Broyeur couverts végétaux 2 inter-rang de Fabien Courbis
Contexte de la ferme :
Fils d’agriculteur, Fabien Courbis se forme en BTS ACSE avant de travailler pendant cinq ans à l’ITEIPMAI comme chef de culture. En 2019, il s’installe sur la ferme de son beau-père dans les Alpes-de-Haute-Provence.
L’exploitation est une ferme familiale transmise depuis plusieurs générations. Historiquement, elle associait plusieurs ateliers d’élevage (brebis, chèvres et bovins) ainsi que des cultures de céréales et de fourrages. Fabien s’est installé en 2019 sur une partie de l’exploitation familiale avant d’en reprendre progressivement l’ensemble.
Aujourd’hui, la ferme comprend environ 40 ha de terres cultivables consacrées aux céréales et aux fourrages, ainsi que 20 ha de PPAM qui sont la lavande, le lavandin et la sauge sclarée. Les inter-rangs sont de 190 cm pour la lavande, 180 pour le lavandin et 65 pour la sauge sclarée. L’exploitation est conduite en agriculture biologique et la production est principalement valorisée sous forme d’huiles essentielles vendues à des grossistes.
Les sols sont relativement plats, avec des zones plus caillouteuses en hauteur. Ils sont majoritairement argileux, développés sur des grès conférant un pH neutre à légèrement acide.
Fabien développe progressivement l’implantation de couverts végétaux, avec l’objectif d’en généraliser l’usage sur l’ensemble des parcelles. Il utilise actuellement des mélanges proposés par la Chambre d’agriculture et souhaite à terme produire lui-même ses semences d’engrais verts.
Auto-construction
Pour Fabien, l’autoconstruction est avant tout un moyen de disposer d’outils adaptés à moindre coût. Il privilégie la récupération de matériel d’occasion qu’il modifie ensuite selon les besoins de son exploitation.
Problème rencontré
Les parcelles étant relativement caillouteuses, Fabien recherchait un broyeur capable de supporter la présence régulière de pierres sans subir de dommages. Il souhaitait également éviter l’utilisation d’outils susceptibles de projeter les graines d’adventices, notamment d’amarante, sur le rang de culture et ainsi favoriser leur dissémination.
Solution mise en place
Fabien a construit en 2023 un broyeur inter-rangs à partir de deux têtes de broyage de mini-pelle. Le principe est proche de celui d’une épareuse utilisée pour l’entretien des bords de route ou des haies.
L’objectif est de détruire les couverts végétaux avant la reprise de végétation de la lavande, généralement au mois de mars.
Lien vers la documentation technique des broyeurs :
https://ghedini.com/wp-content/uploads/ ... ANCESE.pdf
Caractéristiques
Coût : environ 8 000 €, principalement en raison du coût des composants hydrauliques.
Temps de construction : environ un mois.
BroyeursTêtes de broyage montées sur un système articulé permettant de suivre les irrégularités du terrain ; Largeur de l’inter-rang réglable
Hydraulique Pompe hydraulique autonome avec réservoir de 60 L ; Système de refroidissement piloté par une sonde de température dans l’huile ; Une partie du circuit hydraulique provient d’un kit de fendeuse à bois, notamment les tuyaux.Boitier électrique Commande marche / arrêt ;mmande marche / arrêt ;
[]Relevage indépendant pour chaque broyeur ;Possibilité d’inverser le sens de rotation des rotors selon la position de travail (avant ou arrière du tracteur).
Points de vigilance Sur ce modèle, le moteur hydraulique est positionné sur le côté du broyeur. Cette configuration augmente l’encombrement de l’outil sans augmenter proportionnellement la largeur réellement travaillée.
L’absence de relevage avant en plus de la prise de force devant son tracteur impose à Fabien de travailler en marche arrière. Le relevage indépendant des deux broyeurs s’est finalement révélé peu utile dans la pratique.
La pompe hydraulique est surdimensionnée. Lorsque l’un des broyeurs force davantage, une partie importante du débit est reportée sur l’autre moteur, ce qui peut provoquer des surpressions. Cette situation a notamment entraîné la détérioration d’un joint hydraulique suite à une surchauffe. Retours
Les têtes de broyage résistent bien aux conditions caillouteuses rencontrées sur l’exploitation. La hauteur de coupe relativement élevée convient à Fabien, dont l’objectif n’est pas d’obtenir un broyage ras mais simplement de maîtriser le développement de la végétation. Évolution possible
Installer un limiteur de débit ou de pression afin d’adapter le fonctionnement à la capacité de la pompe ; Ajouter une tôle de protection pour sécuriser les moteurs hydrauliques latéraux ; Concevoir un patin afin de mieux contrôler l’appui des broyeurs au sol ; Ajouter des déflecteurs pour rabattre davantage de végétation vers les rotors.
Autres machines de Fabien
Semoir couverts végétaux : viewtopic.php ?t=5029
Statistiques : Publié par Clara.d — 16 juin 2026, 09:41