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Stockage / Manutention • Séchoir mobile

INTRODUCTION

Vaches, cochons, chèvres, brebis, poules, vignes, olives, fruits et légumes… La ferme de la Bertine est un beau modèle de polyculture-élevage à petite échelle. Installés depuis une trentaine d’années, Stephen et Anne-Marie sont partis d’une ferme en ruine inexploitée depuis la seconde guerre mondiale pour mettre en place une production diversifiée adaptée à l’espace existant. Ils ont ainsi réinvesti les lieux au plus proche de l’activité d’avant-guerre et exploré un maximum de savoir-faire traditionnels pour atteindre un système quasi autonome où seuls les surplus sont destinés à la vente.

Dans leur recherche d’autonomie et d’apprentissage permanant, Anne-Marie et Stephen ont testé différentes méthodes d’autoconstruction et de bricole, réalisant un maximum de leurs équipements eux-même, au fil de leurs besoins. Leurs réalisations s’étendent ainsi des simples outils de cuisine à de plus grosses réalisations : serres en écailles de verre, trieur à pois chiche, décortiqueuse à épeautre, décavaillonneuse, abreuvoirs, vitrine de marché, séchoir. Et l’innovation n’ayant pas de limites chaque nouveau projet laisse place à de nouvelles techniques, comme l’illustrent les trois hangars autocontruits : le 1er en charpente métallique, les deux autres en bois et tuiles et, dernier chantier en route, un 3e hangar en briques alvéolaires et plancher en billes d’argile.

Voici un petit aperçu de ce foisonnement de bonnes idées pour faire le plein d’inspiration…

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CONTEXTE [Plus info ici]

Nature de l’exploitation et des surfaces

  • 60aine ha, majoritairement en location verbale, 12aine ha labourables en propriété, le reste est constitué de petits morceaux de collines qui avaient été abandonnés et ont été remis en culture par Stephen. Celui-ci a également aménagé des espaces tampons (haies, chemins, etc.) sur 12 ha. Sur chaque lopin remis en culture Stephen a pris le temps de faire des observations pour y mettre les cultures les plus adaptées en fonction de l’ensoleillement, des courbes de terrain, etc. La production est certifiée bio chez Nature & Progrès.
  • Très peu d’intrants extérieurs, utilisation du fumier et broyat composté (issu de l’entretien des haies), le broyat est également utilisé pour la chaudière (en autonomie)
  • Gestion des troupeaux : autonomie alimentaire des bêtes, seuls intrants extérieurs : gros sel, argile verte et huiles essentielles
  • Réflexion sur la production d’énergie pour passer à l’énergie renouvelable mais pas encore trouvé de solution qui leur convient : éoliennes pas adaptées au lieu et pas convaincus par le photovoltaïque
  • Production très variée : fromages de chèvre, brebis, vache, jus de fruit, vin, huile d’olive, charcuterie + atelier de transformation et traiteur bio mis en place par leur fille depuis peu.
  • Répartition du travail : Anne-Marie, Stephen et Lionel un employé à l’année s’occupe de gérer la ferme + Camille et Olivier qui ont démarré une activité de traiteur bio avec les produits de la ferme

Clef de détermination

  • Recherche d’une autonomie maximale
  • Tout est produit et transformé sur place, écoulement des surplus en vente directe
  • Adaptation au lieu initial : conservation d’une activité très diversifiée à petite échelle
  • Volonté d’explorer le monde rural et faire perdurer les savoir-faire traditionnels.

transformation d’une gondole de supermarché mise sur un chassie fait avec un essieu de 205, espace de stockage de matériel en dessous + tiroirs de bureau et tiroir-caisse + table escamotable pour mettre sur le timon (agrandit l’espace et évite d’être gêné par le timon). Choix constructifs : chassie en tube (plus léger), achat de morceaux (roue, attelage), réutilisation des tôles de la gondole initiales et soudure inox.

Séchoir

Une sorte d’armoire en bois monté sur un châssis avec des étagères à l’intérieur. A l’arrière de l’armoire est positionné un capteur solaire connecté à la chambre avec des gaines souples.

En bas un interrupteur permet d’allumer une ventilation forcée qui fait circuler l’air à l’intérieur.

Le capteur est composé : d’une tôle en metal peinte de noir pour le fond, des différents bout de tôle plate pour les cotés, le tout recouvert par un assemblage de vitres.

Le châssis permet la rotation du séchoir en direction du soleil. De la même façon le capteur peut être incliné selon le saison pour s’adapter à l’inclinaison des rayons de soleil.

Erreurs de conception : La circulation de l’air n’est pas efficace. En effet, l’air chaude tend toujours à monter et, vu que l’arrivé est sur la partie haute, l’air n’arrive pas a bien circuler.

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Ces travaux de recensement bÈnÈficient du soutien financier de líEurope et du RÈseau Rural National , par le biais de la Mobilisation Collective pour le DÈveloppement Rural coordonnÈe par líAtelier Paysan sur "Líinnovation par les Usages, un moteur pour líagroÈcologie et les dynamiques rurales" (2015-2018), dont la FNCUMA, la FADEAR, líInterAFOCG, AgroParisTech et le CIRAD sont partenaires.

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Statistiques : Posté par Selene AP — 18 Septembre 2017, 15:48 — Réponses 0 — Vus 3