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Viticulture • Rotofil intercep

Fanny est viticultrice à Montbazillac sur un domaine familial de 27ha, en bio depuis les années 60. Le sol est difficile à travailler sur le domaine, avec un sol fait d’argiles lourdes. Cela complique particulièrement le contrôle de la compétition entre la flore spontanée et la vigne. Olivier, le compagnon de Fanny dispose de bonnes connaissances en mécanique et est l’auteur des différentes autoconstructions et adaptation du domaine.

Dans le terres du domaine, les fenêtres adaptées de passage au printemps sont très serrés, Olivier a fabriqué pour faire face à ce problème deux rotofil hydraulique pour nettoyer dans le rang et que l’on peut combiner avec d’autres outils pour gagner du temps :

rotofil1.jpg

1) Cette tête de tonte a été fabriquée dans un second temps par rapport à celle qui est présentée après, mais présente moins d’autoconstruction. Elle se fixe sur le porte outil entreroues qui est à la base dédié au décavaillonnage. Un de ses principal défauts est la nécessité de l’escamoter à la main car l’évitement hydraulique de l’entreroues ne convient pas du tout pour réaliser le travail voulu. Et s’approcher du pied est dangereux, car le disque de métal au dessus des fils n’a pas été parfaitement découpée, et les fils peuvent attaquer le pied.

L’idée ici est surtout le fait de mettre deux têtes l’une au dessus de l’autre, cela permet de mieux débourrer. Ce problème est important sur l’exploitation, car la luzerne (Luzerne d’arabie Medicago arabica) est particulièrement présente dans les rangs, et cette dernière plutôt que d’être coupée par les fils s’enroule dans les têtes et fait chauffer les roulements, abîmant l’ensemble de la machine.

rotofil 2.jpg

2) Ce deuxième système est conçu pour être installé en entreroues également, pour passer devant la lame intercep. Ici l’escamotage marche bien et le système d’effacement mécanique est le plus simple de toutes les machines que j’ai vues, car il utilise seulement une dent de faneuse fixée sur l’axe qui fait office de ressort vers l’arrière. Une butée empêche l’ensemble de pivoter vers l’avant. Cette fois ci pas de souci, c’est le tube plié en avant de la tôle qui appui sur le cep et les fils ne touchent pas le pied.

Le système est composé d’un moteur hydraulique qui entraine une première "double tête" (comme le rotofil précédent), et une courroie sous la plaque vient entrainer la deuxième "double tête". Ce système coupe bien plus large que uniquement sous le pied, mais celà est bien utile car permet de dégager vraiment le passage pour la lame intercep derrière, même si la végétation a beaucoup poussé.

L’ensemble s’attache au tracteur avec un système de tube emboité que je n’ai pas pu voir, car le tracteur n’était pas sur place au moment de mon passage.

Coût

Tôle neuveroulement 20€courroie 5€tetes 11€flexibles

Ces travaux de recensement bénéficient du soutien financier de l’Europe et du Réseau Rural National , par le biais de la Mobilisation Collective pour le Développement Rural coordonnée par l’Atelier Paysan sur "L’innovation par les Usages, un moteur pour l’agroécologie et les dynamiques rurales" (2015-2018), dont la FNCUMA, la FADEAR, l’InterAFOCG, AgroParisTech et le CIRAD sont partenaires.

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Statistiques : Posté par Robin AP — 10 Octobre 2016, 16:10 — Réponses 0 — Vus 9