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Viticulture • Chenillard pour travail de l’interang

Stephane Bannwarth est installé en viticulture en Alsace sur 12ha. Autoconstructeur depuis toujours en voyant son père réparer et adapter les machines lui même pour ne pas avoir à dépendre de réparateurs. Ils produisent une grande gamme de vin avec de nombreux cépages, des vins natures, ou encore une gamme de vin conçus dans des jarres en terre importées de Géorgie.

Le choix d’avoir un chenillard est intéressant pour Stéphane car ses parcelles sont assez groupées, et grâce à l’autoconstruction il concentre différentes opérations en restant sur un petit dimensionnement

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Construction

La base est un châssis boisselet attelé sur un tracteur à la base, pour récupérer la gestion latérale (un vérin a été ajouté). Il était important pour lui de pouvoir resserrer au maximum sur le châssis, car les disques doivent avoir un déport important par rapport au châssis afin de travailler au plus près des ceps sans les abîmer. De nombreuses vieilles parcelles de son domaine ont des ceps particulièrement peu droits. Le montage permet de s’adapter à des vignes allant de 1,3m pour les plus anciennes à 2m. Sur la photos, le châssis est déployé presque au plus large possible, on voit les deux vérins du châssis étendus presque au maximum. Remarquer aussi le vérin monté sur le chenillard lui même, permettant un déport horizontal de la totalité de l’outil. Stéphane a monté ce type de déport sur tous ses outils.

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Le reste du châssis est construit à partir de deux autres charrues, en récupérant des bouts par ci par là. Les montant de disque sont issus de charrue belhomme, les disques achetés chez un concessionnaire de grande cultures.

Les roues avant et arrière solidaires permettent un terrage sûr, le disque suis le terrain et est toujours à la même profondeur. C’est un effet qui était vraiment recherché par Stéphane, et qui évite le risque de se planter, contre un caillou par exemple.

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Cette construction permet aussi de tondre sur le rang. La tondeuse est faite à partir d’un ventilateur de machine à vendanger : le moteur et l’assise ont été recyclé. Ces moteurs sont intéressants car ils tournent vite sans nécessiter un débit important (pour la tonte c’est la vitesse et non la puissance qui est importante) le cache est une écaille de la même machine. la tête est autoconstruite, et les lames viennent de barre de coupe (lames acier).

Les protections sur le dessus et le derrière évitent les projections de cailloux directement et indirectement sur le conducteur, ainsi que de trop abimer le circuit hydraulique. Les disques font office de protection sur le côté, et il n’y a pas de protection à l’avant : il faut donc être prudent lors de l’utilisation !

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La tige ajoutée à l’avant est pour lutter contre les toiles d’araignées, pour ne pas se les prendre dans le visage lors du travail !

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Utilisation

Le disque ne suffit pour lutter contre les adventices les plus solides comme les orties ou les ronces.

Le déport horizontal du chenillard est utilisé dans le dévers de manière à remonter plus terre sur le rang le plus haut, et à gratter à peine sur le rang bas, de sorte à ne pas se retrouver avec toute la terre en bas de la parcelle !

Depuis la fabrication de cette machine, les décavailloneurs n’ont plus vraiment leur utilité, et pas mal de temps de travail est économisé.

Cout

plus de 90% récup, le cadre avait couté 50€, et les disques sont achetés chez un concessionnaire (Stéphane ne se souvenais plus du prix)

Pour aller plus loin

Une minipelle dans les vignes [url=forum.latelierpaysan.org/post4308.html#p4308]Un semoir aux chenilles autoconstruites ![/url][url=forum.latelierpaysan.org/post4051.html#p4051]Une chenillette multi-fonction[/url]

Statistiques : Posté par Robin AP — 08 Décembre 2016, 15:26 — Réponses 0 — Vus 3