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Stockage / Manutention • Un séchoir solaire à maïs

Jean Michel Berho est éleveur de canard à foie gras dans le pays basque. Il travail sur 15 hectares (parcours et aliments).

Ils sont quatres sur l’exploitation avec deux personnes sur la transformation et la conserverie.

Vente : Directe sur place ou par correspondance

Sols : Très limoneux en coteaux

Outil

Présentation de l’outil :

Ce séchoir permet de stocker 80 tonnes de mais en deux cellules par ans. L’intérêt principal est d’améliorer la qualité du grain produit pour le gavage des canards.

Le séchage se fait par air chaud récupéré sous les tôles et se finit en mars. L’air est insufflé par dessous le maïs.

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Itinéraires techniques

Volaille

Le gavage est stoppé de fin mai à septembre car les canards gavés sont sensibles aux grosses chaleurs et que la moitié des ventes se fait aux alentours de noël.

Les parcelles de maïs sont autour d’un ruisseau, les canards sont mis en parc dès qu’ils sont assez plumés pour vivre près du ruisseau, ce qui correspond à mi juillet pour les premiers bancs. Les pieds de maïs sont alors assez grands pour que les canards ne les endommagent pas.

La moisson se fait avec des canards encore présents dans les parcs.

Jean Michel fonctionne avec des bancs de 300 canards et en met 100 par semaine au gavage (qui dure 2 3semaines) avec deux abattages de 50 canards par semaine.

Les canards sont transformés en conserve ou mi cuit pour avoir des DLC plus longues et une meilleure valorisation que le cru.

Culture

Jean Michel fait du maïs (quasi autonomie) et du méteil(triticales, féveroles) en complément alimentaire, les parcelles de méteil ne servent pas de parc pour les canards. Il pratique le non labour depuis 10 ans et n’utilise pas de pesticides/désherbant.

L’enchainement d’intervention est le suivant : broyage des cannes de maïs ou scalpage des couverts puis installation des cultures/couverts végétaux. Le semoir construit par Jean Michel est passé en inter-rang de la culture précédente pour éviter les chaumes (cf article ).

Avantages :

Une augmentation de la qualité du grain car le séchage est plus lent que les fours (hautes températures) des coopératives qui "brulent" le grain.

Un ramassage plus tôt dans les terrains qui éviter les périodes avec des sols détrempés.

Permet de stocker et d’égrainer à mesure du besoin (par benne de 10tonnes)

Utilisation :

La soufflerie est en continu jusqu’à une humidité de 25% puis à partir de ce moment là elle est mise en route seulement aux moments ensoleillés de la journée.

Le fond du séchoir est en pente donc pour vider le maïs, l’ouverture des trappes guillotines suffit.

Le bâtiment est à moitié enterré donc le remplissage se fait au niveau du sol par l’arrière. La moitié du toit se lève à l’horizontale sur 4 vérins (une tonne de poussé par vérin) que l’on branche au circuit d’huile du tracteur. Les deux moitiés de toit se chevauchent pour éviter les infiltration d’eau. Les grilles sont en pivot sur le toit, ce qui fait que quand celui ci est levé à l’horizontale, elles sont plaquées contre le toit et ne gène pas la benne qui déverse.

Les panneaux avants sont fixés sur 8 boulons car Jean Michel avait imaginé qu’on puisse les retirer pour accéder à du foin qui sécherait en été car le séchoir est vide à cette période. Mais cette option n’a jamais été mise en place par manque de temps et de parcelle pour faire du foin.

Construction

Cout et temps

L’ensemble du bâtiment à couté 23 000€

Matériel :

La maçonnerie à été fait en béton coulé.

L’étanchéité a été faite à la mousse polyuréthane.

Les tôles du toit sont noires et la double peau du toit faite en panneau d’OSB

Éléments :

Le moteur d’entrainement de la ventilation consomme 4cv (3KW)

Le toit à une surface de 120m²

Améliorations à venir :

Augmenter l’avancer de toit à l’avant pour pouvoir mettre le tapis de convoyage, l’égraineur, et le broyeur à rafle en poste fixe pour pouvoir amener juste un tracteur avec une benne et travailler par tout temps. Jusqu’à présent Jean Michel amenait 4 tracteurs pour animer tout les outils, récupérer les rafles broyés et le grain.

L’idée serait de mettre un silo à rafle pour éviter de les transporter à chaque fois à la ferme.

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Liens

Le site de Jean Michel

Statistiques : Posté par Axel AP — 11 Décembre 2014, 11:11 — Réponses 0 — Vus 295