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Planches Permanentes • [Guide de l’ATC] Le Cultibutte

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Le Cultibutte a été baptisé ainsi car les principaux organes de travail sont des dents de cultivateur complétées par une paire de disques. Il permet le travail en butte et en planche permanente pour la reprise d’un labour ou d’une fin de culture. Il est conçu pour façonner ou entretenir les buttes.

Voir la Vidéo de présentation du Cultibutte .

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Cet outil est proposé à l’autoconstruction lors des formations animées par l’Atelier Paysan.

Voir : les prochaines formations / la vidéo de présentation des formations

Présentation de l’outil :

Ses dents ne permettent toutefois pas l’enfouissement des végétaux. Ceux-ci doivent être broyés et/ou mixés avec la fraise pour faciliter l’incorporation. Mais leur évolution dans le sol s’en trouve facilitée, car elle se fait dans le volume de la butte en milieu aéré et bien drainé.

L’amplitude de travail de l’outil est de 0 à 30 cm de profondeur par rapport au niveau des allées. Ce réglage s’effectue facilement en ajustant la hauteur des roues de jauge. Aux Jardins du Temple, cet outil est réglé pour travailler à 10 cm maximum sous le niveau des allées. Dans une terre préservée, comme ce peut être le cas en planches permanentes, le décompactage profond n’est pas indispensable. Ce respect du sol induit également des économies d’usure des socs, d’énergie et de temps par la vitesse ainsi autorisée (2 à 4 km/heure). Le rendement du chantier est ainsi multiplié par cinq ou six, comparativement à la rotobêche. De plus, le résultat est nettement meilleur car la structure du sol n’est pas brisée artificiellement, limitant ainsi les phénomènes de battance ou de prise en masse.

Avec des socs appropriés et des changements de réglages, le Cultibutte peut aussi déchaumer, sarcler et même éventuellement décompacter. Il est également possible de travailler plus superficiellement grâce à l’articulation du châssis tout en conservant la forme de la butte. Et avec l’option des socs démontables, des pattes-d’oie plus larges peuvent être installées rapidement pour détruire un engrais vert jeune ou une levée importante d’adventices.

Les limites :

Le Cultibutte a tendance à « bourrer » si les déchets de culture ou d’engrais vert sont trop importants. Le broyage et/ou le mixage sont indispensables pour permettre un passage ultérieur, une fois la végétation décomposée. L’utilisation de l’outil avec seulement trois dents limite le problème. La terre est légèrement déplacée ce qui oblige à alterner les sens de passage pour peaufiner le travail en bout de planche. La lutte contre les vivaces à rhizomes n’est pas optimale en bout de planche car les outils à dents nécessitent quelques mètres pour atteindre leur position de travail.

Les adaptations possibles :

Le bâti ouvert sur les côtés permet l’ajout d’une ou deux dents latérales équipées de pattes-d’oie pour le sarclage des allées. Il est facile et pratique de construire des chapes de fixation des dents par emboîtement et des broches pour un démontage rapide quand deux ou trois dents suffisent à faire un bon travail. L’effort de traction est ainsi réduit, l’usure des outils et le brassage excessif du sol également.

Extrait du Guide de l’Autoconstruction

Vous trouverez ici plusieurs vidéos du Cultibutte :

cultibutte en action changement de soc réglages

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Statistiques : Posté par Grégoire AP — 21 Octobre 2013, 08:49 — Réponses 0 — Vus 573